L’assiette au cœur du village : une tradition plus ancienne qu’il n’y paraît
Impossible de traverser Veyrignac sans remarquer que les grandes tablées sont plus vivantes lors des fêtes traditionnelles. Qu’il s’agisse de la fête de la Saint-Jean, du marché de Noël ou de l’incontournable repas champêtre d’été, la gastronomie n’est jamais qu’un prétexte : elle forme l’ossature de ces moments de convivialité.
Cette prééminence des plaisirs de la table ne date pas d’hier. La région du Périgord Noir, où Veyrignac trône paisiblement, est célébrée depuis des siècles pour l’abondance de ses terres : foie gras, confit d’oie, cèpes, noix, truffes, sans oublier le vin. Les archives locales témoignent, dès le XVIe siècle, de banquets marquant la fin des moissons et la Saint-Martin, où l’on partageait le pain, le vin nouveau et les haricots mijotés (source : Jean Nougier, « Traditions vivantes du Périgord », La Vie du Berry, 1978).
- Au XIXe siècle, le repas collectif scelle l’identité villageoise.
- Après-guerre, l’exode rural priva les fêtes de main-d’œuvre mais restaura l’envie de se retrouver autour de produits issus du jardin ou de la ferme familiale.
- Dans les années 1990, la tradition se réinvente : les « repas du village » deviennent à la fois l’occasion de renouer avec les racines et de s’ouvrir aux visiteurs.