Une silhouette typiquement périgourdine au fil des siècles
Niché dans la vallée de la Dordogne, Veyrignac déploie un visage architectural singulier, reflet d’un terroir et d’un art de vivre façonnés par la pierre, les saisons et la main de ses habitants. L’image du village tient autant à ses toits bruns en tuiles canal qu’à ses murs dorés, patinés par le temps et la lumière. Ici, l’urbanisme n’est pas une histoire de grandes avenues, mais celle de ruelles sinueuses, de placettes ombragées et d’alignements séculaires respectant le relief.
La trame urbaine s’esquisse déjà au Moyen Âge, lorsque Veyrignac s’organise autour de son église romane – Notre-Dame-de-l'Assomption, joyau du XIIIe siècle (classée Monument Historique dès 1973, source : Mérimée, base patrimoine Ministère de la Culture) – et de quelques maisons aux fonctions agricoles et domestiques. À l’image de beaucoup de villages du Périgord Noir, l’habitat s’agglomère pour répondre à la nécessité de se protéger, s’entraider et profiter d’un sol fertile.